Votre vision sous surveillance : apprenez à vous auto-dépister

Saviez-vous que vous pouvez jouer un rôle actif dans la surveillance de votre vision ? L’auto-dépistage est un outil précieux pour détecter d’éventuels problèmes et agir rapidement.

Pourquoi est-ce si important de surveiller sa vision ?

Une détection précoce des problèmes de vision peut faire une grande différence dans la prise en charge et l’évolution de nombreuses maladies oculaires. Vos yeux sont précieux !

Comment s’auto-dépister de manière efficace ?

Prenez l’habitude de tester votre vision une fois par mois.

L’idée est de se donner des points de repère visuels simples et reproductibles pour suivre l’évolution de votre vision au fil du temps.

Pour toutes et tous : choisissez un panneau de signalisation ou panneau publicitaire avec du texte que vous pouvez observer régulièrement, à distance et à l’arrêt (à pied). Notez la distance à laquelle vous le voyez clairement. Si, dans les mêmes conditions, votre vision du texte devient floue, c’est un signe à prendre au sérieux, consultez.

Pour les patients diabétiques ou âgés de plus de 65 ans : la grille d’Amsler est un outil précieux pour dépister l’apparition d’une Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (DMLA) et l’évolution d’une rétinopathie diabétique.

Si vous constatez des lignes déformées ou des zones floues en regardant la grille, consultez rapidement.

Fausses croyances

Plus tôt on porte des lunettes, plus on en aura besoin : FAUX

Porter des lunettes adaptées à votre vue ne rend pas vos yeux plus « paresseux » ou dépendants. Au contraire, cela permet de corriger un défaut visuel et de soulager vos yeux.

Je dois d’abord m’assurer que j’ai un vrai problème avant de venir en consultation : FAUX

Même en l’absence de symptômes, un contrôle régulier chez l’orthoptiste est important, surtout pour les enfants et les personnes à risque (diabète, antécédents familiaux, etc.). L’orthoptiste peut dépister des problèmes de vision qui ne se manifestent pas forcément au quotidien.

J’y vois moins bien car je suis fatigué : FAUX

Si votre vision est floue ou trouble de manière persistante, ce n’est pas de la fatigue. La fatigue visuelle peut entraîner des picotements, des maux de tête ou une gêne, mais pas une baisse de vision. Consultez un professionnel si le problème persiste.

Le plus important : en cas de doute, consultez !

L’auto-dépistage ne remplace pas un examen orthoptique et/ou ophtalmologique régulier. Si vous avez le moindre doute sur votre vision, n’attendez pas ! Prenez rendez-vous sans tarder.

Auteur : Florent VIVINI
13 mars 2025

Certificat médical : quand est-il vraiment nécessaire ?

Certificat médical : quand est-il vraiment nécessaire ?

« Quand votre médecin est occupé par des certificats absurdes, il ne soigne pas.« 

Dans le contexte actuel de pénurie de temps médical et de difficultés d’accès aux soins, avant de programmer une consultation, nous vous invitons à vérifier que le certificat médical :

  • que vous nous demandez
  • qu’il vous est demandé de fournir

est vraiment nécessaire ?

Les situations requérant un certificat médical sont définies par la loi et peuvent varier selon l’activité pratiquée ou le contexte. Les textes ont évolué ces dernières années.

La rédaction d’un certificat médical est un acte médical qui engage la responsabilité du professionnel, il nécessite donc d’être réalisé lors d’une consultation.

Pourquoi est-il important de limiter les certificats médicaux ?

Allègement de la charge de travail des médecins : cela nous permet de nous concentrer sur les soins et les actes médicaux prioritaires.

Réduction des délais d’attente pour les consultations : les patients ayant des besoins de santé urgents peuvent être pris en charge plus rapidement.

Des outils en lignes pour répondre

Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour inscrire son enfant ou soi-même dans un club ou une association pour faire du sport.

Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour son enfant qui fréquente un établissement scolaire ou une crèche : inscription, absence, délivrance médicaments.

Outil qui permet l’autonomisation des sportifs via un parcours de sensibilisation aux risques et recommandations liés à la pratique de la course à pied. Au terme du parcours (série de vidéos), la délivrance d’une attestation permet la participation à des courses pendant 3 mois. Depuis le 1er septembre 2024 ce document est obligatoire et se substitue au certificat médical.

Pour aller plus loin

L’Assurance maladie vous explique tout ce qu’il faut savoir sur les certificats médicaux dans cet article.

En limitant les demandes de certificats médicaux non indispensables, vous nous aidez à mieux répondre aux besoins de tous.

Septembre 2024

Tout savoir sur les directives anticipées pour garder la main

Tout savoir sur les directives anticipées pour garder la main

Les directives anticipées c’est une déclaration écrite qui vous permet de préciser vos souhaits concernant votre fin de vie.

Cette déclaration aide votre famille, vos proches et les médecins, le moment venu, à prendre leurs décisions sur les soins à donner, si vous ne pouvez plus exprimer vos volontés.

En effet quand on est à domicile, la première personne à prendre une décision de réanimation c’est le ou la conjointe ou l’enfant, cette déclaration permet de décharger ces derniers de cette responsabilité. C’est surtout un moment d’échange important sur des sujets souvent tus.

Elle permet d’identifier et de répondre à votre volonté, que vous soyez malade ou non.
Elle concerne les personnes majeures. Elle n’est utilisée que si vous devenez incapable de communiquer et d’exprimer votre volonté. Par exemple lors d’un état d’inconscience prolongé et jugé définitif.

Ce n’est pas une obligation.

Quand en parler ?

Vous pouvez en parlez :

  • que vous ayez une maladie ou non.
  • à votre médecin à tout moment. Il peut aussi vous en parler.
  • avec votre personne de confiance.

Les directives anticipées ont une durée illimitée.

Vous pouvez les modifier ou les annuler être à tout moment.

Pourquoi écrire ses directives anticipées ?

  • Elles permettent de se préparer aux évènements susceptibles de survenir.
  • Elles aident les professionnels dans leurs choix de traitements et interventions.
  • Elles peuvent rassurer la personne inquiète pour sa fin de vie : risque d’une obstination déraisonnable, d’un transfert aux urgences ou en réanimation ; du respect de ses souhaits quant au lieu de sa fin de vie, etc.
  • Elles peuvent parfois anticiper ou apaiser des conflits familiaux.
  • Les professionnels de santé doivent respecter vos directives (dans le respect du cadre de la loi)

Comment écrire ses directives anticipées ?

  • En consultation avec votre médecin ou à la maison. Un modèle de document est proposé ici : lien
  • Il est important qu’elles soient facilement accessibles, elles peuvent être sauvegardées sur MonEspaceSanté.
  • Votre médecin ajouter votre déclaration de directives anticipées dans votre dossier médical.
  • A tout moment vous pouvez les modifier ou les annuler par écrit.

Comment en parler ?

Vous pouvez évoquer avec les professionnels de santé ou une personne de confiance avec des mots simples sur ce qui est important pour vous.

Par exemple :

  • vos valeurs, vos convictions ;
  • vos volontés ;
  • vos peurs, vos craintes ;
  • la façon dont vous envisagez la dépendance ;
  • les limites que vous souhaitez fixer aux actes médicaux ou traitements ;
  • votre fin de vie.

La personne de confiance

C’est une personne :

  • de votre entourage ;
  • en qui vous avez confiance ;
  • qui connait et est d’accord avec votre choix ;
  • tenue à la confidentialité ;
  • que vous désignez (et modifiez) par écrit.

Elle a plusieurs missions :

  • Quand vous êtes en bonne santé, elle peut vous accompagner et vous assister dans les décisions concernant votre santé.
  • Si vous ne pouvez plus exprimer votre volonté, l’équipe médicale la consultera en priorité pour orienter ses décisions médicales.

N’hésitez pas à en parler en consultation avec votre médecin.

Le partage d’informations entre les professionnels de la maison de santé

Le partage d’informations entre les professionnels de la maison de santé

Dans le cadre de leur activité, les professionnel·les de la maison de santé de Rieux-Volvestre sont amené·es à recueillir et à conserver des informations vous concernant dans un dossier informatisé. Ce dossier permet :

  • d’assurer votre suivi médical ;
  • de vous garantir la prise en charge la plus adaptée à votre état de santé ;
  • de vous assurer un meilleur suivi et un accompagnement optimal.

Pour cela, les professionnel·les de la maison de santé s’appuient d’un système d’information partagé sécurisé : Weda, agréé ASIP santé niveau 2.

Cela veut dire que :

Les professionnels de santé de la maison de santé peuvent saisir, dans le même dossier, des informations médicales vous concernant et qu’ils·elles recueillent. Par exemple :

. Votre médecin traitant, les autres médecins de la maison de santé ou un·e médecin remplaçant peuvent saisir les comptes rendus de consultation, vos antécédents médicaux ; intégrer des courriers d’hospitalisation et de spécialistes ainsi que des résultats d’examens et d’analyses.

. Votre infirmier·ère peut saisir sur votre dossier le vaccin qu’il·elle vient de réaliser ou une observation sur l’évolution de votre état de santé.

. Votre sage-femme peut saisir le compte rendu de sa consultation, intégrer les résultats d’examens et transmettre à votre médecin une évolution de votre état de santé.

. Vos masso-kinésithérapeutes peuvent intégrer les bilans de rééducation et observations quant à l’évolution de votre état de santé.

. Vos chirurgiens-dentistes peuvent enregistrer les résultats d’examen qu’il·elle réalisent, saisir ses prescriptions et transmettre à votre médecin une observation.

. Votre pédicure-podologue peut suivre l’évolution de votre diabète, consulter vos comptes-rendus d’imagerie ou encore communiquer à votre médecin via le logiciel partagé le traitement dispensé

. Votre orthophoniste peut partager les bilans réalisés ainsi que les mesures d’ajustements préconisés.

. Votre ergothérapeute peut partager les bilans réalisés ainsi que des observations lors de votre prise en charge.

. Votre infirmier de santé publique Asalée peut saisir ses suivis et recommandations d’éducation thérapeutique.

. Votre psychologue peuvent noter la date du début de votre suivi ou des informations que vous avez accepté formellement qu’elles partagent.

. Votre travailleuse sociale de la microstructure addictologie peut noter des informations sur votre situation ou vos projets.

Cela veut également dire que :

Chaque professionnel·le de la maison de santé peut consulter les informations nécessaires à votre prise en charge que les autres professionnel·les ont noté : comptes-rendus de vos consultations médicales, paramédicales, hospitalisation, examens et analyses.

Sur votre demande, une information peut n’être rendue accessible que pour le professionnel qui la saisit, ou qu’à certains professionnels définis.

L’équipe peut discuter d’une situation de santé complexe vous concernant en réunion de concertation pluriprofessionnelle

Tous les professionnel·les de la maison de santé sont tenus au secret médical ou professionnel.
La Loi Santé du 26 janvier 2016 autorise ce partage au sein d’une équipe de soins et considère qu’en l’absence d’indication contraire votre accord est tacite.
Tous·tes les professionnel·les de la maison de santé pourront avoir accès à vos données, seuls ceux qui vous prennent en charge accèdent à votre dossier. Avec votre consentement, des informations pourront être transmises à d’autres professionnel·les hors de la maison de santé, vous accompagnant.

Si vous n’êtes pas d’accord, vous avez le droit de le faire savoir. Vous pouvez accéder aux informations figurant dans votre dossier. Vous disposez, sous certaines conditions, d’un droit de rectification, d’effacement de ces informations, ou du droit de vous opposer ou de limiter leur utilisation.
N’hésitez pas à en faire part aux professionnel·les vous accompagnant et qui sont le mieux à même de recueillir votre décision. Votre refus peut avoir des conséquences sur votre suivi médical et nous sommes compétent·es pour vous éclairer à ce sujet.

Votre dossier médical est conservé en principe pour une durée de 20 ans à compter de la date de votre dernière consultation, par référence aux dispositions de l’article R. 1112-7 du code de la santé publique applicable. Votre dossier est hébergé sur les serveurs ZAYO FRANCE. Ce dernier est agréé HADS par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes pour « l’hébergement de données de santé à caractère personnel », qui dispose d’une certification délivrée en application des dispositions de l’article L1111-8 du code de la santé publique. L’ensemble des professionnel·les de la maison de santé se porte garant de la confidentialité de vos données.

Pour toute question concernant la gestion de vos données de santé au sein de la MSP, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du site internet. Pour toute question relative à la protection de vos données ou pour exercer vos droits, vous pouvez vous adresser directement à votre professionnel de santé. En cas de difficultés, vous pouvez également saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’une réclamation. »

Harcèlement scolaire : et si on en parlait ?

Harcèlement scolaire : et si on en parlait ?

Au cours de ces dernières années, le harcèlement scolaire ne cesse d’augmenter. Pour autant, en parler reste souvent difficile pour les victimes.
Cet article a pour vocation d’expliquer :

  • ce qu’est le harcèlement scolaire ;
  • surtout d’en repérer les conséquences et les risques afin d’aider les jeunes, les familles, les enseignants et les professionnels de santé à mieux l’appréhender.

Qu’est ce que le harcèlement ?

Selon le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et du sport, le harcèlement scolaire se définit comme : « une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école : elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. Lorsqu’un enfant ou un adolescent est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement ».

Source : « le harcèlement scolaire, c’est quoi ? » Extrait du magazine 1jour1actu N°90. 2015

Le harcèlement scolaire touche aujourd’hui en France 1 enfant sur 10. Il peut s’agir d’insultes, de vol, de surnoms méchants, de bousculades, de mise à l’écart…
La montée en puissance des réseaux sociaux modifie les modes de harcèlement scolaire faisant apparaître, notamment, le cyberharcèlement. De ce fait, le harcèlement se poursuit au-delà de la cour de récréation pour certains jeunes. Le #Anti2010 en est le parfait exemple.

Selon Nicole Catheline (2020) dans son article « Prévenir le harcèlement en milieux scolaire, un enjeu de santé mentale » les conséquences du cyberharcèlement « sont globalement identiques sur le fond, mais infiniment plus rapides dans leurs manifestations et parfois plus radicalement délétères ».
Les enfants victimes de harcèlement n’osent parfois pas en parler dans la mesure où ils peuvent éprouver une honte qui les amène à se replier sur eux. Certains pensent même être responsables de ce qu’il leur arrive. Ce qui ne les incite pas, de fait, à parler.
Alors comment aider un jeune qui ne parvient pas à exprimer son statut de victime ?

Risque du harcèlement scolaire

Un certain nombre de conséquences au harcèlement apparaît dans la littérature comme pouvant être des indicateurs dans son dépistage.
Tout d’abord, on peut observer une altération des fonctions cognitives en termes de mémoire, d’acquisition et de concentration. Par exemple, un enfant jusque là « bon élève » ou sans problème apparent, peut se révéler avoir des difficultés alors que rien ne semble avoir changé.

  • On observe aussi une perte de l’estime de soi et de confiance en soi avec des jeunes pouvant se dévaloriser davantage.
  • Un absentéisme peut également se développer, de la même manière qu’un désinvestissement scolaire et une baisse des résultats, allant parfois jusqu’à une déscolarisation partielle ou totale. Des phobies scolaires et sociales peuvent alors apparaître.
  • Sur un plan somatique, des maux de ventre, de tête, des vomissements, des insomnies, des troubles alimentaires peuvent être des signaux alertant la famille et le corps enseignant et/ou médical.

Le harcèlement scolaire, s’il n’est pas repéré et accompagné, peut avoir d’importantes incidences sur le jeune où l’on estime qu’un adolescent harcelé à l’école, à quatre fois plus de risques d’avoir des idées suicidaires qu’un autre jeune (Dan Olweus, 1999). Un état dépressif peut également être repéré à l’âge adulte ainsi qu’une tendance à la consommation de drogue et d’alcool plus élevée des suites du harcèlement scolaire.
Mais alors, que faire lorsque l’un de nos proches, élèves ou patients, est victime de harcèlement scolaire ?

Que faire ?

Face au harcèlement scolaire, un certain nombre de campagne de prévention et de sensibilisation voit le jour comme celle intitulée « Non au harcèlement » : www.nonauharcelement.education.gouv.fr ; au même titre que des associations, des forums, des articles en sciences humaines, faisant de ce sujet une actualité.

Le 5 novembre, c’est la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire

La campagne de 2017 de prévention contre le harcèlement scolaire prône le slogan :

« Le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler »

Accompagner les jeunes enfants ou adolescents, qu’ils soient victimes, témoins ou auteurs de harcèlement, à parler est primordial.
Pour cela, il existe des numéros verts pour aider les victimes, les familles et les professionnels.

En parler, aux enseignants et/ou aux professionnels de santé en qui l’on a confiance est également essentiel et déterminant dans la prise en charge. Parce qu’une fois dénoncé, les jeunes enfants ou adolescents doivent être accompagnés. La parole une fois déliée doit amener une considération du mal être vécu par les victimes mais aussi des agresseurs.
Par ailleurs, des sites Internet proposent d’importantes ressources diverses et variées pour accompagner et faciliter l’expression du harcèlement.

Ne pas rester seul face au harcèlement scolaire est important. Si vous êtes victimes, témoins ou auteurs parlez en.
Les professionnels de la maison de santé sont aussi là pour recueillir vos témoignages.

Autrice : Marie Lamarque, psychologue.

Sources :

Ce que tout le monde devrait savoir sur la solution implant dentaire

Ce que tout le monde devrait savoir sur la solution implant dentaire

À la Clinique dentaire de la maison de santé, nous constatons que les implants dentaires sont une solution dont le principe est mal connu et qui peut parfois générer quelques inquiétudes notamment concernant la complexité de l’intervention et les suites post-opératoires. Vous verrez dans cet article que c’est une intervention assez simple avec très peu de suite.
Nous définirons donc ce qu’est un implant avec sa prothèse puis nous verrons comment l’implant tient dans l’os et enfin quels en sont les avantages.

Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

Un implant dentaire est une petite vis en titane, qui mesure entre 6 et 13 mm de long et entre 3 et 6 mm de diamètre en moyenne. Un implant se substitue à la racine de la dent. Il sert de base stable pour les couronnes, les bridges et les solutions pour les personnes qui n’ont plus de dents.
Il stabilise la nouvelle dent grâce à son ancrage, intégré dans l’os de la mâchoire.

Qu’est-ce que la prothèse sur implant ?

La couronne ou le bridge est placé sur le dessus de l’implant.
Une couronne est une prothèse qui remplace une dent absente.
Un bridge ou un pont permet de remplacer une dent absente, voire deux.

Comment l’implant tient-il dans l’os ?

Un implant a la capacité de se lier à l’os au sein duquel il est placé. C’est le phénomène « d’ostéointégration ». Ce phénomène naturel s’établit en 3 à 6 mois et dure théoriquement toute la vie.
Il permet de créer une liaison mécanique très forte entre l’implant et l’os de la mâchoire. Une fois ostéointégré, l’implant peut supporter les forces de mastication qui s’exercent sur lui.
La surface d’un implant dentaire est en fait très rugueuse à l’échelle microscopique (voir schéma ci-dessous). Les cellules de l’os de la mâchoire migrent et colonisent sa surface.
Ces cellules synthétisent progressivement un nouveau tissu osseux. Le tissu vient s’ancrer dans les anfractuosités de la surface implantaire (tissu jaune sur l’image de droite).

Pourquoi poser un implant ?

Lorsqu’il manque une ou plusieurs dents, la pose d’implant(s) permet une réhabilitation aussi bien fonctionnelle (mastication) qu’esthétique (sourire).
Un des intérêts majeurs de l’implant est qu’il permet de ne pas toucher aux autres dents. Comme c’est le cas avec d’autres solutions comme pour le bridge dento-porté.
Par ailleurs les implants peuvent permettre d’éviter le port parfois contraignant de prothèse amovible (dentier) dans le cas d’un édentement important.

L’intervention chirurgicale pour la pose d’implant

L’intervention se prépare avec votre Chirurgien-dentiste. Il ou elle vous présentera toutes les étapes de la procédure et vous donnera les informations spécifiques à votre état de santé.
Il s’agit d’un protocole chirurgical, fréquent et peu invasif. Les suites post opératoires sont quasi- asymptomatiques.
L’intervention se programme plusieurs semaines à l’avance et dure environ 2 heures. L’anesthésie est locale et il suffit de prévoir une 1/2 journée de repos après l’intervention.
En bref, la pose d’implant est une technique très fiable qui respecte les dents existantes. Parlez-en avec votre professionnel de santé qui vous conseillera sur les solutions adaptées à votre situation.

Auteur(s) Autrice(s) : Dr Julien Cassaigne, Aurélie Beille – clinique dentaire
Sources : Manuel grand public Implants Nobel Biocare.

La « panacée du cardiologue »

La « panacée du cardiologue »

Hippocrate (www.freepng.fr)

Panacée, littéralement « remède à tout » ou encore « la Secourable » est une déesse du panthéon grec, l’une des enfants d’Asclépios. Elle était en charge de soigner les malades avec des plantes ; on la retrouve avec une de ses sœurs, Hygie, dans le serment d’Hippocrate.

Comme nom commun, elle est synonyme de la « thériaque », un célèbre contre poison ramené à Rome par Pompée. Elle sera utilisée, modifiée encore pendant les siècles suivants jusqu’au début du 20ème. Mais elle était déjà moquée par Pline l’ancien comme charlatanisme devant la quantité folle d’ingrédients et d’effets réputés sur beaucoup trop de maux pour être honnête.

C’est l’origine de cette ambivalence : l’espoir d’un remède universel face à la réalité des différentes maladies et complications d’accidents qui s’étalera jusqu’au siècle dernier et le développement de la pharmacopée moderne (catalogue des médicaments).

C’est votre manière d’agir qui est la panacée !

Pourquoi parler alors de Panacée ici ? Parce qu’il existe un élément essentiel dans la prévention et le traitement des maladies cardio-vasculaires. Ce n’est pas une formule magique, ni une pilule, encore moins une potion à base de poudre de vipère et d’autres choses étranges, c’est votre manière d’agir (« comportement »).

(pics.onemusic.tv)

Le cœur et le système cardio-vasculaire, c’est environs 100 000 battements par jour, 40 millions par an et jusqu’à 3 milliards au cours d’une vie, 5 litres de sang transportés à travers un réseau avoisinant les 100 000 km, soit 2 fois et demi le tour de la terre … pour un adulte en bonne santé.

« Un cœur gros comme ça aux dimensions astronomiques ».

Lorsque le système déraille, il fait 400 morts par jour en France. 1ère cause de mortalité pour les femmes ET les hommes de plus de 65 ans. 2ème cause de mortalité pour les hommes avant 65 ans (derrière les cancers). Et surtout 1ère cause de mortalité pour les femmes avant 65 ans (devant les cancers). (1) Le tableau est encore plus sombre lorsque l’on compte les années de vie en bonne santé perdues après une attaque, un AVC, une artérite, …

Les hormones des femmes ne les protègent pas des maladies cardio-vasculaires, il faut en finir avec cette idée. (2)

Un peu de santé publique pour comprendre le risque cardio-vasculaire

Organisation Mondiale pour la Santé (www.who.int)

On distingue plusieurs niveaux de prévention :

  • La prévention primaire : avant la survenue d’un problème, on évite l’apparition du risque, c’est toujours ce qu’il y a de mieux à faire.
  • La prévention secondaire : après un accident, on va pouvoir empêcher l’aggravation d’une lésion qui restera présente (c’est le cas pour l’arrêt du tabac) ou même réduire le risque pour de bon. Par exemple le risque d’AVC diminue mécaniquement en baissant la tension artérielle.

Un « Facteur de Risque Cardio-Vasculaire (FRCV) augmente le risque de survenue de la maladie coronarienne lorsqu’on s’y expose, et diminue le risque lorsqu’on le supprime ou l’améliore. Cette dernière caractéristique (la réciprocité) le différencie du « marqueur de risque » qui lui, ne fonctionne que dans un sens – supprimer le marqueur ne change pas le niveau de risque.

On distingue classiquement les facteurs de risques cardio-vasculaires en 2 familles :

  • Ceux que l’on ne peut pas modifier : age, sexe et hérédité biologique – celle qui est véritablement liée à vos gènes, pas aux habitudes familiales.
  • Ceux sur lesquels on peut agir : tous les autres. Les plus fréquemment cités concernent le tabagisme, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité abdominale, des facteurs psychosociaux, … Ils sont plus nombreux selon les études que l’on choisira, certains auteurs en dénombrent une centaine.

Un point à retenir : les facteurs de risques ne s’additionnent pas (1+1=2), ils se potentialisent (1+1=3 !) : un peu de cholestérol avec un peu d’hypertension et une cigarette de temps en temps peuvent produire plus de dégât sur votre santé que beaucoup de cholestérol.

Pas de chance, ou plutôt si. Car si vous baissez l’exposition à quelques facteurs par un effort réduit, vous diminuez considérablement le risque cardio-vasculaire. Peu d’effort suffit pour un gain avantageux !

Un bémol cependant, les modèles (scores) actuels d’évaluation de risques basés sur les FRCV ont des failles : ils minorent l’impact de votre âge (dès que vous franchissez un seuil d’âge votre risque augmente) ; ils minorent toujours le risque pour les femmes alors que les chiffres de mortalité/morbidité indiquent le contraire : les femmes sont probablement plus exposées que les hommes au risque d’accident cardio-vasculaire ; ils ne prennent pas correctement en compte le temps d’exposition à un facteur de risque (ils considèrent par exemple que soit vous fumez, soit vous ne fumez pas, alors que la durée a un impact).

Arrêter de fumer – manger mieux et bouger plus : voilà la composition de la panacée des cardiologues

Arrêter de fumer – manger mieux et bouger plus : voilà la composition de la panacée des cardiologues. Ces trois éléments, simple, qui viendront naturellement réduire le stress et améliorer votre sommeil. Cela va réduire tous les facteurs de risques cardio-vasculaires modifiables et permettre de faire disparaître 80 % du risque des maladies cardio-vasculaires en plus d’améliorer votre qualité de vie. J’insiste sur ce chiffre, avec ces 3 éléments, 80 % du risque est supprimé.

(www.almaviva.com)

Aucun médecin, aucun pharmacien, aucun professionnel de santé ne peut le faire à votre place ; c’est votre manière d’agir (« comportement ») qui a le plus d’impact.

✔  Aujourd’hui, tous les professionnels de santé peuvent vous aider à arrêter de fumer et plusieurs substituts nicotiniques sont totalement ou partiellement pris en charge (si vous avez eu la mauvaise idée de commencer, il n’est jamais trop tard pour arrêter). (3)

✔  Manger mieux c’est manger varié et sans excès (ni trop – ni trop peu). (4)

✔  Bouger plus, c’est une heure tous les jours pour les enfants (80 % ne le font pas) et idéalement 30 minutes tous les jours pour les adultes. (5)

Ces mesures ne remplacent pas un traitement qui aurait été prescrit par un professionnel de santé, elles sont le socle de votre prise en charge sur lequel peuvent venir s’ajouter les effets de vos traitements.

Pour aller plus loin, comme chaque année le 29 septembre avait lieu la journée internationale du cœur. A cette occasion, la fédération française de cardiologie organisait du 20 au 29 Septembre les semaines du cœur, un peu partout en France. (6)

Auteur : J. Schenker – Infirmier Délégué à la Santé Publique – Asalée

Sources et références :

  1. BEH du 12 Novembre 2019 – https://www.santepubliquefrance.fr/docs/bulletin-epidemiologique-hebdomadaire-12-novembre-2019-n-29-30-surveillance-de-la-mortalite-par-cause-medicale-en-france-les-dernieres-evolutions
  2. https://presse.inserm.fr/oestrogenes-et-risques-cardiovasculaires-chez-les-femmes-menopausees/1492
  3. https://www.tabac-info-service.fr/
  4. https://www.mangerbouger.fr/Manger-mieux
  5. https://www.mangerbouger.fr/Bouger-plus
  6. https://fedecardio.org/nous-connaitre/semaine-du-coeur-2021/

Rentrée & certificats médicaux

Rentrée et certificats médicaux

Source : piqsels.com

La rentrée est traditionnellement la période où de multiples demandes de certificats médicaux viennent remplir les salles d’attentes des médecins, pourtant certains ne sont pas nécessaires ! Faisons le point sur ce qui peut vous être demandé et comment y répondre :

Le certificat médical de non-contre indication à la pratique sportive

. remplacé par un questionnaire de santé pour les mineurs

« Le décret n° 2021-564 du 7 mai 2021 prévoit qu’il n’est désormais plus nécessaire, pour les mineurs, de produire un certificat médical pour l’obtention ou le renouvellement d’une licence dans une fédération sportive ou pour l’inscription à une compétition sportive organisée par une fédération. La production d’un tel certificat demeure toutefois lorsque les réponses au questionnaire de santé du mineur conduisent à un examen médical, mais également pour les disciplines à contraintes particulières. (*Alpinisme, plongée subaquatique, spéléologie, disciplines sportives pratiquées en compétition, pour lesquelles le combat peut prendre fin par K-O, disciplines sportives comportant l’utilisation d’armes à feu ou à air comprimé, disciplines sportives pratiquées en compétition, comportant l’utilisation de véhicules terrestres à moteur, à l’exception du modélisme automobile radioguidé, disciplines sportives aéronautiques pratiquées en compétition, à l’exception de l’aéromodélisme, parachutisme, rugby à XV, rugby à XIII et rugby à VII.) »

Retrouvez davantage d’informations sur le site de votre fédération sportive (s’il a bien été mis à jour !), et sur le site du gouvernement : https://sports.gouv.fr/accueil-du-site/actualites/article/le-certificat-medical-de-non-contre-indication-a-la-pratique-sportive-remplace

. pas toujours indispensable pour les adultes

Concernant les adultes, pour les licences compétition et loisir, la présentation d’un certificat médical d’absence de contre-indication n’est plus exigée que tous les trois ans, c’est-à-dire lors d’un renouvellement de licence sur trois, en l’absence de modification notable de l’état de santé attestée par un questionnaire rempli par intéressé (QS-SPORT), sauf pour les disciplines à contraintes particulières. (*Alpinisme, plongée subaquatique, spéléologie, disciplines sportives pratiquées en compétition, pour lesquelles le combat peut prendre fin par K-O, disciplines sportives comportant l’utilisation d’armes à feu ou à air comprimé, disciplines sportives pratiquées en compétition, comportant l’utilisation de véhicules terrestres à moteur, à l’exception du modélisme automobile radioguidé, disciplines sportives aéronautiques pratiquées en compétition, à l’exception de l’aéromodélisme, parachutisme, rugby à XV, rugby à XIII et rugby à VII.) »

→ Retrouvez ici tous les cas de figure : https://www.service-public.fr/simulateur/calcul/certificatMedical

Le recours au certificat médical ne devrait être réservé qu’aux seuls cas prévus par les textes

« Le certificat médical ne se justifie que s’il a une raison médicale. il n’est obligatoire que si un texte législatif ou réglementaire l’exige. Dans de nombreux autres cas, il n’est pas nécessaire. Réduire le nombre de certificats médicaux, c’est laisser du temps au médecin pour soigner ses patients. » Vous trouverez sur le lien suivant un document officiel synthétisant les différents cas de figures, et qui peut être remis à votre interlocuteur : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/331_annexe_certifs_medicaux.pdf

Par exemple les médecins sont fréquemment sollicités pour remplir et signer un document concernant l’obligation vaccinale des enfants accueillis à l’école. Nous vous rappelons que lorsqu’il est dûment rempli, le carnet de santé fait office de certificat médical et qu’il est donc inutile de remplir un document supplémentaire. Ces éléments ont bien été rappelés par le Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins lors de l’instauration de l’obligation vaccinale : « s’agissant d’un certificat de vaccination, nous vous confirmons qu’il nous apparaît tout à fait inutile étant donné la possibilité de vérifier que l’enfant est à jour de ses vaccins avec la simple production du carnet de santé, ce qui est d’ailleurs prévu par l’article R.3111-8-1 du code de la santé publique.« 

Autre exemple, concernant la dispensation de médicaments, « dans le cas d’un médicament prescrit, lorsque son mode de prise ne présente pas de difficultés particulières ni de nécessité d’apprentissage et lorsque le médecin n’a pas prescrit l’intervention d’un auxiliaire médical, l’aide à la prise du médicament est considérée comme un acte de la vie courante. Ainsi, l’autorisation des parents, accompagnée de l’ordonnance médicale prescrivant le traitement, suffit à permettre aux assistantes maternelles d’administrer les médicaments requis aux enfants qu’elles gardent.
Article L. 4161-1 du Code de la santé publique ; avis du Conseil d’état du 9 mars 1999 ; circulaire DGs/Ps3/DAs n° 99-320 du 4 juin 1999 relative à la distribution de médicaments ; décret n°2021-1131 du 30 août 2021.

Bien entendu votre médecin reste disponible pour répondre à vos demandes en cas de difficultés.

Source : https://www.flickr.com/photos/saneboy/3617855124

Auteur : Yohann Vergès, médecin généraliste

Sources : https://sports.gouv.fr

https://solidarites-sante.gouv.fr

https://www.conseil-national.medecin.fr/

Date : 7 septembre 2021