Vous avez plus de 60 ans ? Vous voulez rester autonome et en bonne santé longtemps ? La maison de santé de Rieux-Volvestre vous propose un bilan gratuit.
C’est quoi le bilan ICOPE ?
C’est un test simple pour surveiller votre santé. Il permet de vérifier 6 points importants :
La mémoire
La mobilité
La nutrition
Le moral
L’audition
La vision
Comment faire le test ?
Le test est très rapide. Il dure environ 10 minutes. Il est conseillé de refaire ce test tous les 6 mois.
Il y a 2 façons de faire le test :
Avec l’application : vous pouvez télécharger l’application ICOPE Monitor sur votre téléphone
Avec un professionnel : vous pouvez être accompagné pour faire ce bilan
Selon les résultats de votre test, un test complémentaire peut vous être proposé par des professionnels de santé formés.
Votre contact à la maison de santé de Rieux-Volvestre
À Rieux-Volvestre, Jacqueline Le Guigo, ergothérapeute est votre personne ressource pour ces tests.
L’ergothérapeute peut vous aider à :
Faire les tests
Comprendre les résultats
Trouver des solutions pour rester en forme avec des ressources locales
Besoin d’aide ou de conseils ?
Prenez rendez-vous avec l’ergothérapeute de la maison de santé – 06 02 29 60 26 ou parlez en à vos professionnels de santé.
L’antibiorésistance est la capacité d’une bactérie à résister à l’action d’un antibiotique.
Les antibiotiques sont des médicaments qui tuent ou bloquent la croissance des bactéries.
Leur découverte, finalement assez récente, a révolutionné la médecine au XXᵉ siècle : grâce à eux, des maladies autrefois mortelles sont devenues traitables (pneumonies, infections de plaies, septicémies…).
Mais les bactéries sont rusées : lorsqu’elles sont exposées trop souvent aux antibiotiques, certaines apprennent à résister. On parle alors d’antibiorésistance : les antibiotiques ne fonctionnent plus, ou moins bien.
Pourquoi est-ce grave ?
Vous connaissez probablement le staphylocoque doré (staphylococcus aureus), cette bactérie dont le nom fait souvent peur.
Ce n’est pas en soi un “super microbe” : c’est une bactérie assez courante, que l’on retrouve même parfois naturellement sur la peau ou dans le nez sans provoquer de maladie.
Le vrai problème vient quand certaines souches deviennent résistantes aux antibiotiques. Dans ce cas, les traitements habituels ne fonctionnent plus, et une infection qui pourrait être simple à soigner devient beaucoup plus difficile à traiter.
Autrement dit, ce n’est pas tant le germe lui-même qui est exceptionnellement dangereux, mais le fait qu’il ait appris à résister aux médicaments que nous utilisons contre lui.
Il est essentiel de comprendre que le problème n’est pas que VOUS devenez résistant aux antibiotiques. C’est la bactérie qui le devient.
Dans la mesure où nous partageons tous les mêmes environnements et les mêmes microbes, les bactéries résistantes qui apparaissent à un endroit peuvent facilement se propager et nous concerner tous.
Chaque année, l’antibiorésistance tue plus de 35 000 personnes en Europe, dont plus de 5 000 en France (source : European Centre for Disease Prevention and Control, 2022).
Si rien ne change, les infections simples (comme celles de la peau ou de la vessie) redeviendront potentiellement mortelles, car les antibiotiques ne fonctionneront plus.
On estime qu’en 2050, cela pourrait devenir la première cause de mortalité dans le monde, devant le cancer (rapport O’Neill, 2016).
Ce phénomène menace tout le monde : enfants, adultes, personnes âgées, et rend les opérations ou traitements médicaux risqués.
Ce qui semble aujourd’hui alarmiste voire impensable sur ces affiches de sensibilisation faites en 2021 par des étudiants en pharmacie et en médecine pourrait devenir réalité dans les années à venir
Comment les bactéries deviennent résistantes ?
Les bactéries sont des micro-organismes qui vivent partout et qui possèdent des astuces pour survivre et s’adapter.
Division rapide
Les bactéries se multiplient très vite : certaines peuvent doubler leur nombre toutes les 20 minutes. Cette croissance rapide explique pourquoi les infections peuvent s’aggraver rapidement.
La protection : la paroi
La paroi bactérienne agit comme une armure qui protège la bactérie du milieu extérieur. Certaines parois sont plus épaisses, d’autres plus fines, ce qui influence la sensibilité aux antibiotiques.
Les biofilms
Les bactéries peuvent se rassembler et produire une sorte de “gel” collant, appelé biofilm, qui forme un bouclier. Exemples : la plaque dentaire ou le tartre sur les dents. Dans un biofilm, elles sont plus résistantes aux médicaments.
La communication (quorum sensing)
Les bactéries “discutent” entre elles à l’aide de molécules chimiques : elles se transmettent des messages pour savoir quand il faut coopérer et devenir plus fortes. Par exemple pour former un biofilm ou déclencher une infection.
L’échange de gènes
Les bactéries peuvent s’échanger des morceaux de leurs “modes d’emploi” (ADN) via des ponts microscopiques ou des nanotubes. C’est ainsi qu’elles se partagent la résistance aux antibiotiques. Causes principales de l’augmentation des résistances
Causes principales de l’augmentation des résistances
Surconsommation et prescriptions inadaptées
Utiliser trop souvent ou à mauvais escient les antibiotiques (pour des infections virales, prescriptions sans indication claire, non-respect de la durée) favorise la sélection de bactéries résistantes. Plus les bactéries sont exposées aux antibiotiques, plus elles développent et transmettent leur résistance. L’utilisation massive des antibiotiques après la Seconde Guerre mondiale, favorisée par l’arrivée de la production industrielle, est un exemple flagrant de la forte « pression de sélection » exercée sur les bactéries.
Cette utilisation massive a permis de sauver des millions de vies mais a aussi accéléré la fin de ce qu’on appelle « l’âge d’or » des antibiotiques. Des bactéries multirésistantes ont émergé rapidement, rendant certaines infections difficiles voire impossibles à traiter.
Utilisation vétérinaire et agricole
Le recours massif aux antibiotiques dans l’élevage animal, notamment comme facteurs de croissance, interdit en Europe mais toujours pratiqué ailleurs, contribue à la sélection de bactéries résistantes qui peuvent passer à l’homme par la chaîne alimentaire.
On note tout de même une très nette diminution de la vente d’antibiotiques à usage vétérinaire en Europe et en particulier en France avec une baisse de plus de 40 % ces 10 dernières années.
Diffusion environnementale
Les résidus d’antibiotiques et de désinfectants, rejetés dans les eaux usées et l’environnement, créent une « pression de sélection » qui accélère l’apparition et la propagation des bactéries résistantes, même loin des hôpitaux ou des fermes.
Transmission mondiale accrue
La mobilité accrue des personnes, des animaux et des marchandises favorise la diffusion internationale des bactéries résistantes et de leurs gènes, rendant le phénomène global et difficile à contrôler.
Déclin des découvertes
L’histoire récente a vu la baisse marquée du développement de nouveaux antibiotiques.
Presque tous les antibiotiques approuvés depuis 1980 appartiennent à des familles déjà connues, avec seulement de petites modifications chimiques, ce qui limite leur intérêt.
Entre 1987 et 2017 il n’y a pas eu de nouvelle famille d’antibiotiques mise sur le marché.
Les raisons sont multiples :
Scientifiques : découvrir de nouvelles molécules efficaces est devenu très complexe, la recherche s’étale sur 10 à 15 ans alors que les bactéries développent rapidement des résistances
Économiques : Un antibiotique se prescrit généralement sur une courte durée, à bas prix, et les nouveaux produits sont réservés aux cas graves pour limiter les résistances. Les grands laboratoires se sont donc largement retirés du secteur
Contraintes de santé publique : la réglementation impose des essais cliniques lourds pour démontrer l’efficacité et la sécurité. La tendance est plutôt d’encourager un usage très prudent des nouveaux antibiotiques pour préserver leur efficacité
Les enjeux
L’antibiorésistance progresse donc du fait de nos comportements, tant médicaux qu’environnementaux. Les risques qu’elle représente nécessitent des efforts collectifs pour diminuer l’usage inutile des antibiotiques et limiter leur rejet dans la nature.
La lutte contre l’antibiorésistance mobilise aujourd’hui une approche globale appelée « Une seule santé » qui lie la santé humaine, animale et environnementale de manière coordonnée.
Une enquête DREES 2022 auprès des médecins généralistes révèle que près de 53% des généralistes déclarent être confrontés à l’antibiorésistance dans leurs pratiques récentes. La pression des patients pour obtenir des antibiotiques inutiles demeure très forte. Si les médecins se disent largement convaincus de leur rôle à jouer, une proportion non négligeable avoue céder et faire des prescriptions par obligation : peur médico-légale, refus de soins, demandes insistantes… ce qui souligne les difficultés concrètes de mise en place du bon usage au quotidien.
Des outils disponibles pour un usage raisonné des antibiotiques :
Les campagnes de sensibilisation du grand public, tout le monde se souvient du “Les antibiotiques c’est pas automatique” de 2002
Le développement de test de diagnostic rapide : angine, cystite désormais disponibles également en pharmacie
Les recommandations régulièrement actualisées par les sociétés savantes sur l’utilisation la posologie et la durée des traitement
Que faire pour chacun d’entre nous ?
Résister aux idées reçues
❌ “Je prends des antibiotiques pour la grippe.” → Faux ! La grippe et la majorité des rhumes et des bronchites sont dus à des virus. Or, les antibiotiques ne marchent que contre les bactéries.
❌ “Je peux arrêter mon antibiotique dès que je me sens mieux.” → Mauvaise idée ! Cela laisse des bactéries survivre et favorise leur résistance.
❌ “Un petit reste d’antibiotiques, je peux le réutiliser plus tard.” → Non : chaque infection est différente, et l’automédication est dangereuse.
Adopter quelques règles simples
💊 Prendre des antibiotiques uniquement s’ ils sont prescrits par un professionnel de santé.
⌛ Respecter la durée du traitement même si l’on va mieux.
🧼 Prévenir les infections par de simples gestes : lavage des mains, vaccination, hygiène alimentaire.
👩⚕️ Ne jamais partager ou réutiliser des antibiotiques sans avis médical. 🌳 Soutenir la lutte contre l’usage excessif des antibiotiques en agriculture et dans l’environnement. Ramener ses médicaments non utilisés chez son pharmacien.
Un enjeu collectif, une responsabilité partagée
L’antibiorésistance n’est pas qu’un mot compliqué de médecin : c’est un enjeu de santé majeur. Nos comportements d’aujourd’hui conditionnent l’efficacité des antibiotiques pour soigner les infections de demain.
Saviez-vous que vous pouvez jouer un rôle actif dans la surveillance de votre vision ? L’auto-dépistage est un outil précieux pour détecter d’éventuels problèmes et agir rapidement.
Pourquoi est-ce si important de surveiller sa vision ?
Une détection précoce des problèmes de vision peut faire une grande différence dans la prise en charge et l’évolution de nombreuses maladies oculaires. Vos yeux sont précieux !
Comment s’auto-dépister de manière efficace ?
Prenez l’habitude de tester votre vision une fois par mois.
L’idée est de se donner des points de repère visuels simples et reproductibles pour suivre l’évolution de votre vision au fil du temps.
Pour toutes et tous : choisissez un panneau de signalisation ou panneau publicitaire avec du texte que vous pouvez observer régulièrement, à distance et à l’arrêt (à pied). Notez la distance à laquelle vous le voyez clairement. Si, dans les mêmes conditions, votre vision du texte devient floue, c’est un signe à prendre au sérieux, consultez.
Pour les patients diabétiques ou âgés de plus de 65 ans : la grille d’Amsler est un outil précieux pour dépister l’apparition d’une Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (DMLA) et l’évolution d’une rétinopathie diabétique.
Si vous constatez des lignes déformées ou des zones floues en regardant la grille, consultez rapidement.
Fausses croyances
Plus tôt on porte des lunettes, plus on en aura besoin : FAUX
Porter des lunettes adaptées à votre vue ne rend pas vos yeux plus « paresseux » ou dépendants. Au contraire, cela permet de corriger un défaut visuel et de soulager vos yeux.
Je dois d’abord m’assurer que j’ai un vrai problème avant de venir en consultation : FAUX
Même en l’absence de symptômes, un contrôle régulier chez l’orthoptiste est important, surtout pour les enfants et les personnes à risque (diabète, antécédents familiaux, etc.). L’orthoptiste peut dépister des problèmes de vision qui ne se manifestent pas forcément au quotidien.
J’y vois moins bien car je suis fatigué : FAUX
Si votre vision est floue ou trouble de manière persistante, ce n’est pas de la fatigue. La fatigue visuelle peut entraîner des picotements, des maux de tête ou une gêne, mais pas une baisse de vision. Consultez un professionnel si le problème persiste.
Le plus important : en cas de doute, consultez !
L’auto-dépistage ne remplace pas un examen orthoptique et/ou ophtalmologique régulier. Si vous avez le moindre doute sur votre vision, n’attendez pas ! Prenez rendez-vous sans tarder.
Certificat médical : quand est-il vraiment nécessaire ?
« Quand votre médecin est occupé par des certificats absurdes, il ne soigne pas.«
Dans le contexte actuel de pénurie de temps médical et de difficultés d’accès aux soins, avant de programmer une consultation, nous vous invitons à vérifierque le certificat médical :
que vous nous demandez
qu’il vous est demandé de fournir
est vraiment nécessaire ?
Les situations requérant un certificat médical sont définies par la loi et peuvent varier selon l’activité pratiquée ou le contexte. Les textes ont évolué ces dernières années.
La rédaction d’un certificat médical est un acte médical qui engage la responsabilité du professionnel, il nécessite donc d’être réalisé lors d’une consultation.
Pourquoi est-il important de limiter les certificats médicaux ?
Allègement de la charge de travail des médecins : cela nous permet de nous concentrer sur les soins et les actes médicaux prioritaires.
Réduction des délais d’attente pour les consultations : les patients ayant des besoins de santé urgents peuvent être pris en charge plus rapidement.
Des outils en lignes pour répondre
Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour inscrire son enfant ou soi-même dans un club ou une association pour faire du sport.
Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour son enfant qui fréquente un établissement scolaire ou une crèche : inscription, absence, délivrance médicaments.
Outil qui permet l’autonomisation des sportifs via un parcours de sensibilisation aux risques et recommandations liés à la pratique de la course à pied. Au terme du parcours (série de vidéos), la délivrance d’une attestation permet la participation à des courses pendant 3 mois. Depuis le 1er septembre 2024 ce document est obligatoire et se substitue au certificat médical.
Caroline Avezou, chirurgien-dentiste, et Laetitia Subra, assistante dentaire, de la MSP de Rieux-Volvestre, ont récemment mené une action de sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire auprès des 70 personnes accompagnées à l’ESAT de Rieux-Volvestre.
Un ESAT est un Établissement et Service d’Aide par le Travail qui accompagne les adultes en situation de handicap physique, mental, et/ou psychique
Sur deux demi-journées en mars 2024, elles ont animé des ateliers informatifs pour aborder l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire.
Au programme des ateliers
Un échange sur les connaissance
Une explication claire et adaptée de ce qu’est l’hygiène bucco-dentaire
Une mise en pratique avec des conseils individualisés sur le brossage des dents à l’aide d’un dentifrice révélateur de plaque, pour visualiser les zones à brosser davantage.
L’équipe de la Maison de Santé a particulièrement apprécié l’implication de l’équipe éducative de l’ESAT, qui a activement participé à l’animation et à l’organisation des ateliers. Cette collaboration a permis de créer un climat convivial et favorable à l’apprentissage.
L’hygiène bucco-dentaire chez les personnes en situation de handicap : des besoins spécifiques
Les personnes en situation de handicap peuvent rencontrer des difficultés particulières pour maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, notamment :
Une dextérité réduite qui peut allonger le temps de brossage.
Des troubles de la concentration qui demandent de faire des rappels réguliers pour instaurer une routine de brossage.
L’importance des consultations chez le dentiste
Des visites régulières chez le dentiste sont essentielles pour les personnes en situation de handicap, car elles permettent de :
Détecter précocement les caries et autres problèmes bucco-dentaires qui peuvent être plus difficiles à traiter à un stade avancé.
Mettre en place des traitements individualisés
Suivre l’évolution de l’hygiène bucco-dentaire et proposer des conseils personnalisés.
La MSP de Rieux-Volvestre est heureuse de contribuer à la sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire des personnes en situation de handicap.
Tout savoir sur les directives anticipées pour garder la main
Les directives anticipées c’est une déclaration écrite qui vous permet de préciser vos souhaits concernant votre fin de vie.
Cette déclaration aide votre famille, vos proches et les médecins, le moment venu, à prendre leurs décisions sur les soins à donner, si vous ne pouvez plus exprimer vos volontés.
En effet quand on est à domicile, la première personne à prendre une décision de réanimation c’est le ou la conjointe ou l’enfant, cette déclaration permet de décharger ces derniers de cette responsabilité. C’est surtout un moment d’échange important sur des sujets souvent tus.
Elle permet d’identifier et de répondre à votre volonté, que vous soyez malade ou non. Elle concerne les personnes majeures. Elle n’est utilisée que si vous devenez incapable de communiquer et d’exprimer votre volonté. Par exemple lors d’un état d’inconscience prolongé et jugé définitif.
Ce n’est pas une obligation.
Quand en parler ?
Vous pouvez en parlez :
que vous ayez une maladie ou non.
à votre médecin à tout moment. Il peut aussi vous en parler.
avec votre personne de confiance.
Les directives anticipées ont une durée illimitée.
Vous pouvez les modifier ou les annuler être à tout moment.
Pourquoi écrire ses directives anticipées ?
Elles permettent de se préparer aux évènements susceptibles de survenir.
Elles aident les professionnels dans leurs choix de traitements et interventions.
Elles peuvent rassurer la personne inquiète pour sa fin de vie : risque d’une obstination déraisonnable, d’un transfert aux urgences ou en réanimation ; du respect de ses souhaits quant au lieu de sa fin de vie, etc.
Elles peuvent parfois anticiper ou apaiser des conflits familiaux.
Les professionnels de santé doivent respecter vos directives (dans le respect du cadre de la loi)
Comment écrire ses directives anticipées ?
En consultation avec votre médecin ou à la maison. Un modèle de document est proposé ici : lien
Il est important qu’elles soient facilement accessibles, elles peuvent être sauvegardées sur MonEspaceSanté.
Votre médecin ajouter votre déclaration de directives anticipées dans votre dossier médical.
A tout moment vous pouvez les modifier ou les annuler par écrit.
Comment en parler ?
Vous pouvez évoquer avec les professionnels de santé ou une personne de confiance avec des mots simples sur ce qui est important pour vous.
Par exemple :
vos valeurs, vos convictions ;
vos volontés ;
vos peurs, vos craintes ;
la façon dont vous envisagez la dépendance ;
les limites que vous souhaitez fixer aux actes médicaux ou traitements ;
votre fin de vie.
La personne de confiance
C’est une personne :
de votre entourage ;
en qui vous avez confiance ;
qui connait et est d’accord avec votre choix ;
tenue à la confidentialité ;
que vous désignez (et modifiez) par écrit.
Elle a plusieurs missions :
Quand vous êtes en bonne santé, elle peut vous accompagner et vous assister dans les décisions concernant votre santé.
Si vous ne pouvez plus exprimer votre volonté, l’équipe médicale la consultera en priorité pour orienter ses décisions médicales.
N’hésitez pas à en parler en consultation avec votre médecin.
Pendant la canicule protégez vos proches fragiles ou dépendants
Apprenez les bons réflexes pour rester hydrater et se protéger de la chaleur avec cette affiche.
Gardez un œil sur vos proches en les appelant régulièrement. Il faut éviter l’isolement. Si vous êtes éloignés de proches fragiles, prévenez la mairie de leur ville afin qu’elles reçoivent de l’aide de bénévoles pendant une vague de chaleur. Vous pouvez vous inscrire pour être bénévole auprès de votre mairie.
Lors de votre prochaine consultation, demandez à votre médecin traitant quelles sont les précautions complémentaires à prendre : adaptation de doses ? arrêt du traitement ?
Le partage d’informations entre les professionnels de la maison de santé
Dans le cadre de leur activité, les professionnel·les de la maison de santé de Rieux-Volvestre sont amené·es à recueillir et à conserver des informations vous concernant dans un dossier informatisé. Ce dossier permet :
d’assurer votre suivi médical ;
de vous garantir la prise en charge la plus adaptée à votre état de santé ;
de vous assurer un meilleur suivi et un accompagnement optimal.
Pour cela, les professionnel·les de la maison de santé s’appuient d’un système d’information partagé sécurisé : Weda, agréé ASIP santé niveau 2.
Cela veut dire que :
Les professionnels de santé de la maison de santé peuvent saisir, dans le même dossier, des informations médicales vous concernant et qu’ils·elles recueillent. Par exemple :
. Votre médecin traitant, les autres médecins de la maison de santé ou un·e médecin remplaçant peuvent saisir les comptes rendus de consultation, vos antécédents médicaux ; intégrer des courriers d’hospitalisation et de spécialistes ainsi que des résultats d’examens et d’analyses.
. Votre infirmier·ère peut saisir sur votre dossier le vaccin qu’il·elle vient de réaliser ou une observation sur l’évolution de votre état de santé.
. Votre sage-femme peut saisir le compte rendu de sa consultation, intégrer les résultats d’examens et transmettre à votre médecin une évolution de votre état de santé.
. Vos masso-kinésithérapeutes peuvent intégrer les bilans de rééducation et observations quant à l’évolution de votre état de santé.
. Vos chirurgiens-dentistes peuvent enregistrer les résultats d’examen qu’il·elle réalisent, saisir ses prescriptions et transmettre à votre médecin une observation.
. Votre pédicure-podologue peut suivre l’évolution de votre diabète, consulter vos comptes-rendus d’imagerie ou encore communiquer à votre médecin via le logiciel partagé le traitement dispensé
. Votre orthophoniste peut partager les bilans réalisés ainsi que les mesures d’ajustements préconisés.
. Votre ergothérapeute peut partager les bilans réalisés ainsi que des observations lors de votre prise en charge.
. Votre infirmier de santé publique Asalée peut saisir ses suivis et recommandations d’éducation thérapeutique.
. Votre psychologue peuvent noter la date du début de votre suivi ou des informations que vous avez accepté formellement qu’elles partagent.
. Votre travailleuse sociale de la microstructure addictologie peut noter des informations sur votre situation ou vos projets.
Cela veut également dire que :
Chaque professionnel·le de la maison de santé peut consulter les informations nécessaires à votre prise en charge que les autres professionnel·les ont noté : comptes-rendus de vos consultations médicales, paramédicales, hospitalisation, examens et analyses.
Sur votre demande, une information peut n’être rendue accessible que pour le professionnel qui la saisit, ou qu’à certains professionnels définis.
L’équipe peut discuter d’une situation de santé complexe vous concernant en réunion de concertation pluriprofessionnelle
Tous les professionnel·les de la maison de santé sont tenus au secret médical ou professionnel. La Loi Santé du 26 janvier 2016 autorise ce partage au sein d’une équipe de soins et considère qu’en l’absence d’indication contraire votre accord est tacite. Tous·tes les professionnel·les de la maison de santé pourront avoir accès à vos données, seuls ceux qui vous prennent en charge accèdent à votre dossier. Avec votre consentement, des informations pourront être transmises à d’autres professionnel·les hors de la maison de santé, vous accompagnant.
Si vous n’êtes pas d’accord, vous avez le droit de le faire savoir. Vous pouvez accéder aux informations figurant dans votre dossier. Vous disposez, sous certaines conditions, d’un droit de rectification, d’effacement de ces informations, ou du droit de vous opposer ou de limiter leur utilisation. N’hésitez pas à en faire part aux professionnel·les vous accompagnant et qui sont le mieux à même de recueillir votre décision. Votre refus peut avoir des conséquences sur votre suivi médical et nous sommes compétent·es pour vous éclairer à ce sujet.
Votre dossier médical est conservé en principe pour une durée de 20 ans à compter de la date de votre dernière consultation, par référence aux dispositions de l’article R. 1112-7 du code de la santé publique applicable. Votre dossier est hébergé sur les serveurs ZAYO FRANCE. Ce dernier est agréé HADS par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes pour « l’hébergement de données de santé à caractère personnel », qui dispose d’une certification délivrée en application des dispositions de l’article L1111-8 du code de la santé publique. L’ensemble des professionnel·les de la maison de santé se porte garant de la confidentialité de vos données.
Pour toute question concernant la gestion de vos données de santé au sein de la MSP, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du site internet. Pour toute question relative à la protection de vos données ou pour exercer vos droits, vous pouvez vous adresser directement à votre professionnel de santé. En cas de difficultés, vous pouvez également saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’une réclamation. »
Ce que tout le monde devrait savoir sur la solution implant dentaire
À la Clinique dentaire de la maison de santé, nous constatons que les implants dentaires sont une solution dont le principe est mal connu et qui peut parfois générer quelques inquiétudes notamment concernant la complexité de l’intervention et les suites post-opératoires. Vous verrez dans cet article que c’est une intervention assez simple avec très peu de suite. Nous définirons donc ce qu’est un implant avec sa prothèse puis nous verrons comment l’implant tient dans l’os et enfin quels en sont les avantages.
Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?
Un implant dentaire est une petite vis en titane, qui mesure entre 6 et 13 mm de long et entre 3 et 6 mm de diamètre en moyenne. Un implant se substitue à la racine de la dent. Il sert de base stable pour les couronnes, les bridges et les solutions pour les personnes qui n’ont plus de dents. Il stabilise la nouvelle dent grâce à son ancrage, intégré dans l’os de la mâchoire.
Qu’est-ce que la prothèse sur implant ?
La couronne ou le bridge est placé sur le dessus de l’implant. Une couronne est une prothèse qui remplace une dent absente. Un bridge ou un pont permet de remplacer une dent absente, voire deux.
Comment l’implant tient-il dans l’os ?
Un implant a la capacité de se lier à l’os au sein duquel il est placé. C’est le phénomène « d’ostéointégration ». Ce phénomène naturel s’établit en 3 à 6 mois et dure théoriquement toute la vie. Il permet de créer une liaison mécanique très forte entre l’implant et l’os de la mâchoire. Une fois ostéointégré, l’implant peut supporter les forces de mastication qui s’exercent sur lui. La surface d’un implant dentaire est en fait très rugueuse à l’échelle microscopique (voir schéma ci-dessous). Les cellules de l’os de la mâchoire migrent et colonisent sa surface. Ces cellules synthétisent progressivement un nouveau tissu osseux. Le tissu vient s’ancrer dans les anfractuosités de la surface implantaire (tissu jaune sur l’image de droite).
Pourquoi poser un implant ?
Lorsqu’il manque une ou plusieurs dents, la pose d’implant(s) permet une réhabilitation aussi bien fonctionnelle (mastication) qu’esthétique (sourire). Un des intérêts majeurs de l’implant est qu’il permet de ne pas toucher aux autres dents. Comme c’est le cas avec d’autres solutions comme pour le bridge dento-porté. Par ailleurs les implants peuvent permettre d’éviter le port parfois contraignant de prothèse amovible (dentier) dans le cas d’un édentement important.
L’intervention chirurgicale pour la pose d’implant
L’intervention se prépare avec votre Chirurgien-dentiste. Il ou elle vous présentera toutes les étapes de la procédure et vous donnera les informations spécifiques à votre état de santé. Il s’agit d’un protocole chirurgical, fréquent et peu invasif. Les suites post opératoires sont quasi- asymptomatiques. L’intervention se programme plusieurs semaines à l’avance et dure environ 2 heures. L’anesthésie est locale et il suffit de prévoir une 1/2 journée de repos après l’intervention. En bref, la pose d’implant est une technique très fiable qui respecte les dents existantes. Parlez-en avec votre professionnel de santé qui vous conseillera sur les solutions adaptées à votre situation.
Auteur(s) Autrice(s) : Dr Julien Cassaigne, Aurélie Beille – clinique dentaire Sources : Manuel grand public Implants Nobel Biocare.