Vous avez (eu) un cancer et vous cherchez un lieu où en parler librement, sans jugement ? Le groupe de parole « parler le cancer », organisé par la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre, se réunit une fois par mois, co-animé par une psychologue.
En bref
Groupe de parole entre pairs, co-animé par une psychologue
Pour toute personne ayant (eu) un cancer, de l’annonce à l’après
Un rendez-vous mensuel pour parler du cancer sans tabou
Recevoir un diagnostic de cancer, traverser les traitements, ou vivre l’après-cancer soulève souvent des questions et des émotions qu’il est difficile de partager avec son entourage. Le groupe de parole « parler le cancer » offre un espace dédié à ces échanges, où chacun·e avance à son rythme et selon ses propres besoins.
Ce rendez-vous existe depuis 2019 à la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre. D’une séance à l’autre, les sujets abordés varient selon ce que les participant·es souhaitent partager : l’annonce, la peur, le rapport au corps, le sentiment de solitude, l’acceptation, le sens que prend la maladie dans la vie d’après. Chacun·e choisit ce qu’il ou elle a envie d’exprimer, ou simplement d’écouter.
Les séances ont lieu de 18h30 à 20h30, à la salle de la mairie de Rieux-Volvestre.
Comment se déroule une séance ?
Un temps d’accueil, sans obligation de prendre la parole
Des échanges libres entre personnes concernées par le cancer, à différents moments de leur parcours
La présence d’une psychologue qui co-anime la séance, pour accompagner les échanges et proposer un cadre sécurisant
Se rendre à une première séance peut demander un temps de réflexion. Qu’est-ce qui vous ferait dire aujourd’hui que ce groupe pourrait vous être utile, ou au contraire qu’il n’est pas encore le bon moment pour vous ? Il n’y a pas de bonne réponse : chacun reste libre de venir, de ne pas venir, ou d’essayer une fois avant de décider pour la suite.
Le rôle de la maison de santé
La maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre anime ce groupe de parole depuis 2019, avec la conviction qu’un espace d’écoute entre pairs, encadré par une psychologue, complète utilement le suivi médical du cancer. Si vous vous posez des questions sur votre parcours de soin ou sur l’intérêt de ce type d’accompagnement pour vous, parlez-en à votre professionnel de santé.
C’est aussi de ces rencontres qu’est née, en 2025, l’association Cancer Émoi, portée par des patient·es souhaitant prolonger au quotidien la solidarité tissée lors des groupes de parole.
Pour aller plus loin
Institut national du cancer (INCa) et Ligue contre le cancer : les groupes de parole en cancérologie <cite index= »10-1″>réunissent des personnes confrontées à une expérience similaire avec l’accompagnement d’un psychologue expérimenté et d’un soignant, dans le but de mieux se comprendre et de prendre de la distance avec la maladie</cite>. Source : ligue-cancer.net
Selon un baromètre de l’INCa cité par plusieurs structures de soin en oncologie, une part importante des patients ressent une anxiété ou une tristesse persistante plusieurs mois après le diagnostic, ce qui justifie de proposer un espace d’écoute à chaque étape du parcours. Source : horizon-cancer.org
Vous vivez avec du diabète ? Participez aux ateliers d’éducation thérapeutique à Rieux-Volvestre pour mieux comprendre votre traitement, votre alimentation et prendre soin de vous au quotidien.
Vivre au quotidien avec un excès de sucre dans le sang demande souvent des ajustements. Comment continuer à manger avec plaisir ? Comment surveiller sa glycémie sans que cela devienne une contrainte ? Quels gestes simples permettent d’éviter les complications ?
La participation à des séances collectives d’information et d’échange s’avère importante pour votre santé, comme votre consultation classique chez votre médecin. C’est pourquoi la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre propose un accompagnement sur mesure pour vous aider à trouver votre propre équilibre.
Pourquoi participer à nos ateliers sur le diabète ?
Chaque personne réagit différemment et possède ses propres habitudes. Ces ateliers vous donnent les outils pour faire vos propres choix. Conçus sur deux demi-journées, ils permettent d’aborder plusieurs thématiques clés de façon très concrète.
4 conseils pratiques simples abordés lors des rencontres :
Manger avec plaisir : il ne s’agit pas de suivre un régime strict, mais d’apprendre à composer avec la maladie
Prendre soin de ses pieds : une attention simple et quotidienne permet d’éviter les petites blessures qui cicatrisent difficilement
Comprendre son traitement : savoir comment agissent vos médicaments vous aide à mieux réagir en cas de baisse de sucre (hypoglycémie) ou en cas d’effets indésirables.
Bouger à son rythme : l’activité physique régulière, même modérée comme la marche, contribue grandement à faire baisser le taux de sucre dans le sang.
Ce programme fait suite au succès de notre précédente exposition sur le diabète qui a permis à nos patients de s’informer.
Le rôle de la maison de santé pluriprofessionnelle
La maison de santé pluriprofessionnelle se mobilise sur ce sujet parce que le diabète de type 2 touche aujourd’hui plus de 5 % de la population en France et nécessite une écoute globale. Notre équipe locale de professionnels s’associe pour vous proposer ce programme complet.
Que ce soit avec votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier, parlez-en à votre professionnel de santé lors de votre prochaine consultation pour faire le point.
Infos pratiques et inscriptions
Les ateliers sont répartis sur deux après-midis complémentaires :
Dates : jeudi 19 novembre 2026 et mardi 24 novembre 2026
Horaires : de 13h45 à 17h30
Lieu : à la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre
Public : tous les patients vivant avec un diabète (votre conjoint ou un proche est également le bienvenu pour vous accompagner).
Déroulé : le programme comprend 5 ateliers animés par vos professionnels locaux (médecin généraliste, pharmacien, infirmiers, pédicure-podologue, orthoptiste et ergothérapeute). Avant de démarrer, un rendez-vous individuel avec le pharmacien permet de définir ensemble vos objectifs personnels.
Comment s’inscrire ?
L’inscription gratuite se fait directement auprès du secrétariat de la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre ou en contactant directement Dr Florent Albert, pharmacien, au 06 42 42 87 85.
Des questions sur l’éveil, les premiers déplacements ou la motricité de votre bébé ? Assistez à nos rencontres thématiques à Rieux-Volvestre pour échanger en toute simplicité avec une ergothérapeute.
Le développement de votre bébé est une aventure naturelle et unique. Pas à pas, grâce à ses sens et à ses mouvements, il apprend à coordonner ses gestes, à comprendre ce qui l’entoure et à aller vers les autres. Au quotidien, il est bien normal de se poser des questions : comment l’accompagner sans trop en faire ? Comment aménager sa chambre ou son espace de jeu pour qu’il explore en toute sécurité ? Quel matériel est vraiment utile ?
Pour vous soutenir dans cette aventure, la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre vous propose des moments de rencontre et de partage, spécialement pensés pour les futurs et jeunes parents.
Des clés pour comprendre et accompagner votre bébé
Ces rencontres, organisées en partenariat avec le programme Stimul’ergo, se déroulent sous forme de discussions libres et concrètes. Animés par Jacqueline Le Guigo, ergothérapeute à la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre, ces ateliers vous permettent de :
Mieux décrypter les étapes de l’éveil et de la motricité de votre enfant
Repartir avec des idées simples pour aménager un environnement stimulant chez vous
Partager vos doutes, vos petites victoires et vos astuces avec d’autres parents
À savoir : Ce sont des temps d’échange entre adultes. Vos enfants sont bien sûr les bienvenus à vos côtés, mais l’objectif n’est pas de leur faire faire des exercices. On prend simplement le temps de discuter autour d’un café ou d’un thé.
Pourquoi la maison de santé propose ces ateliers ?
La maison de santé se mobilise sur ce sujet parce que l’accompagnement des familles, dès la grossesse et durant les premières années, est essentiel pour notre équipe. Permettre aux parents de rencontrer directement des professionnels comme une ergothérapeute aide à aborder l’éveil de l’enfant avec plus de sérénité et de confiance en ses propres capacités.
Si le sujet vous intéresse ou si vous avez des interrogations, parlez-en à votre médecin traitant, votre sage-femme ou à tout autre professionnel de la maison de santé pluriprofessionnelle qui vous suit.
Infos pratiques et inscriptions
Trois ateliers sont organisés selon l’âge de votre enfant :
De 0 à 6 mois – « Nouveau-né »
Pour les parents et futurs parents (accessible dès la grossesse)
Date : samedi 3 octobre 2026
De 6 à 18 mois – « Le petit explorateur »
Pour accompagner les premiers déplacements (quatre pattes, assise…)
Date : samedi 7 novembre 2026
De 18 à 36 mois – « Je fais tout seul »
Autour de l’autonomie et de la découverte de ses propres limites
Date : samedi 5 décembre 2026
En pratique
Horaires : de 9h30 à 11h30
Lieu : à la maison de santé pluriprofessionnelle de Rieux-Volvestre
Public : futurs parents et jeunes parents (avec ou sans enfant)
Inscription : Le nombre de places est limité pour que chacun puisse s’exprimer confortablement. Merci de réserver auprès de Jacqueline Le Guigo, ergothérapeute, au 06 02 29 60 26.
La maison de santé de Rieux-Volvestre est ravie de voir naître une initiative locale solidaire : l’association Cancer Émoi. Ensemble, vivre le cancer
Qui est « Cancer Émoi » ?
Créé officiellement en mars 2025, l’association Cancer Émoi : Ensemble, vivre le cancer organise des actions de solidarité pour les personnes atteintes de cancer.
Ses objectifs :
Développer la solidarité entre les personnes ayant (eu) un cancer
Développer des activités adaptées pour soutenir les membres actifs
Développer des partenariats pour soutenir les actions et les membres actifs
De la parole à l’action : l’héritage de nos groupes de parole
La création de cette association est une suite logique aux groupes de parole que la MSP organise mensuellement depuis 2019.
Au fil des séances, les liens se sont tissés entre les patient·es, les expériences se sont partagées et une volonté commune a émergé : étoffer ces moments d’échange ponctuels en créant une structure dédiée, gérée par et pour les patients, afin de s’entraider au quotidien.
L’association Cancer Émoi organise de nombreux ateliers pour soutenir les patient·es, notamment avec un enseignant en activité physique qui proposera en 2026 des séances adaptées. L’activité physique régulière permettant de réduire les risques de cancer et de récidive.
Le soutien de la MSP
La MSP de Rieux-Volvestre soutient pleinement les actions de Cancer Émoi qui est un maillon précieux pour mieux vivre avec la maladie sur notre territoire.
Comment les rejoindre ou les soutenir ?
L’association vous accueille au cœur de notre village :
Adresse : 7 place Monseigneur de Lastic, 31310 Rieux-Volvestre
Vous avez plus de 60 ans ? Vous voulez rester autonome et en bonne santé longtemps ? La maison de santé de Rieux-Volvestre vous propose un bilan gratuit.
C’est quoi le bilan ICOPE ?
C’est un test simple pour surveiller votre santé. Il permet de vérifier 6 points importants :
La mémoire
La mobilité
La nutrition
Le moral
L’audition
La vision
Comment faire le test ?
Le test est très rapide. Il dure environ 10 minutes. Il est conseillé de refaire ce test tous les 6 mois.
Il y a 2 façons de faire le test :
Avec l’application : vous pouvez télécharger l’application ICOPE Monitor sur votre téléphone
Avec un professionnel : vous pouvez être accompagné pour faire ce bilan
Selon les résultats de votre test, un test complémentaire peut vous être proposé par des professionnels de santé formés.
Votre contact à la maison de santé de Rieux-Volvestre
À Rieux-Volvestre, Jacqueline Le Guigo, ergothérapeute est votre personne ressource pour ces tests.
L’ergothérapeute peut vous aider à :
Faire les tests
Comprendre les résultats
Trouver des solutions pour rester en forme avec des ressources locales
Besoin d’aide ou de conseils ?
Prenez rendez-vous avec l’ergothérapeute de la maison de santé – 06 02 29 60 26 ou parlez en à vos professionnels de santé.
L’antibiorésistance est la capacité d’une bactérie à résister à l’action d’un antibiotique.
Les antibiotiques sont des médicaments qui tuent ou bloquent la croissance des bactéries.
Leur découverte, finalement assez récente, a révolutionné la médecine au XXᵉ siècle : grâce à eux, des maladies autrefois mortelles sont devenues traitables (pneumonies, infections de plaies, septicémies…).
Mais les bactéries sont rusées : lorsqu’elles sont exposées trop souvent aux antibiotiques, certaines apprennent à résister. On parle alors d’antibiorésistance : les antibiotiques ne fonctionnent plus, ou moins bien.
Pourquoi est-ce grave ?
Vous connaissez probablement le staphylocoque doré (staphylococcus aureus), cette bactérie dont le nom fait souvent peur.
Ce n’est pas en soi un “super microbe” : c’est une bactérie assez courante, que l’on retrouve même parfois naturellement sur la peau ou dans le nez sans provoquer de maladie.
Le vrai problème vient quand certaines souches deviennent résistantes aux antibiotiques. Dans ce cas, les traitements habituels ne fonctionnent plus, et une infection qui pourrait être simple à soigner devient beaucoup plus difficile à traiter.
Autrement dit, ce n’est pas tant le germe lui-même qui est exceptionnellement dangereux, mais le fait qu’il ait appris à résister aux médicaments que nous utilisons contre lui.
Il est essentiel de comprendre que le problème n’est pas que VOUS devenez résistant aux antibiotiques. C’est la bactérie qui le devient.
Dans la mesure où nous partageons tous les mêmes environnements et les mêmes microbes, les bactéries résistantes qui apparaissent à un endroit peuvent facilement se propager et nous concerner tous.
Chaque année, l’antibiorésistance tue plus de 35 000 personnes en Europe, dont plus de 5 000 en France (source : European Centre for Disease Prevention and Control, 2022).
Si rien ne change, les infections simples (comme celles de la peau ou de la vessie) redeviendront potentiellement mortelles, car les antibiotiques ne fonctionneront plus.
On estime qu’en 2050, cela pourrait devenir la première cause de mortalité dans le monde, devant le cancer (rapport O’Neill, 2016).
Ce phénomène menace tout le monde : enfants, adultes, personnes âgées, et rend les opérations ou traitements médicaux risqués.
Ce qui semble aujourd’hui alarmiste voire impensable sur ces affiches de sensibilisation faites en 2021 par des étudiants en pharmacie et en médecine pourrait devenir réalité dans les années à venir
Comment les bactéries deviennent résistantes ?
Les bactéries sont des micro-organismes qui vivent partout et qui possèdent des astuces pour survivre et s’adapter.
Division rapide
Les bactéries se multiplient très vite : certaines peuvent doubler leur nombre toutes les 20 minutes. Cette croissance rapide explique pourquoi les infections peuvent s’aggraver rapidement.
La protection : la paroi
La paroi bactérienne agit comme une armure qui protège la bactérie du milieu extérieur. Certaines parois sont plus épaisses, d’autres plus fines, ce qui influence la sensibilité aux antibiotiques.
Les biofilms
Les bactéries peuvent se rassembler et produire une sorte de “gel” collant, appelé biofilm, qui forme un bouclier. Exemples : la plaque dentaire ou le tartre sur les dents. Dans un biofilm, elles sont plus résistantes aux médicaments.
La communication (quorum sensing)
Les bactéries “discutent” entre elles à l’aide de molécules chimiques : elles se transmettent des messages pour savoir quand il faut coopérer et devenir plus fortes. Par exemple pour former un biofilm ou déclencher une infection.
L’échange de gènes
Les bactéries peuvent s’échanger des morceaux de leurs “modes d’emploi” (ADN) via des ponts microscopiques ou des nanotubes. C’est ainsi qu’elles se partagent la résistance aux antibiotiques. Causes principales de l’augmentation des résistances
Causes principales de l’augmentation des résistances
Surconsommation et prescriptions inadaptées
Utiliser trop souvent ou à mauvais escient les antibiotiques (pour des infections virales, prescriptions sans indication claire, non-respect de la durée) favorise la sélection de bactéries résistantes. Plus les bactéries sont exposées aux antibiotiques, plus elles développent et transmettent leur résistance. L’utilisation massive des antibiotiques après la Seconde Guerre mondiale, favorisée par l’arrivée de la production industrielle, est un exemple flagrant de la forte « pression de sélection » exercée sur les bactéries.
Cette utilisation massive a permis de sauver des millions de vies mais a aussi accéléré la fin de ce qu’on appelle « l’âge d’or » des antibiotiques. Des bactéries multirésistantes ont émergé rapidement, rendant certaines infections difficiles voire impossibles à traiter.
Utilisation vétérinaire et agricole
Le recours massif aux antibiotiques dans l’élevage animal, notamment comme facteurs de croissance, interdit en Europe mais toujours pratiqué ailleurs, contribue à la sélection de bactéries résistantes qui peuvent passer à l’homme par la chaîne alimentaire.
On note tout de même une très nette diminution de la vente d’antibiotiques à usage vétérinaire en Europe et en particulier en France avec une baisse de plus de 40 % ces 10 dernières années.
Diffusion environnementale
Les résidus d’antibiotiques et de désinfectants, rejetés dans les eaux usées et l’environnement, créent une « pression de sélection » qui accélère l’apparition et la propagation des bactéries résistantes, même loin des hôpitaux ou des fermes.
Transmission mondiale accrue
La mobilité accrue des personnes, des animaux et des marchandises favorise la diffusion internationale des bactéries résistantes et de leurs gènes, rendant le phénomène global et difficile à contrôler.
Déclin des découvertes
L’histoire récente a vu la baisse marquée du développement de nouveaux antibiotiques.
Presque tous les antibiotiques approuvés depuis 1980 appartiennent à des familles déjà connues, avec seulement de petites modifications chimiques, ce qui limite leur intérêt.
Entre 1987 et 2017 il n’y a pas eu de nouvelle famille d’antibiotiques mise sur le marché.
Les raisons sont multiples :
Scientifiques : découvrir de nouvelles molécules efficaces est devenu très complexe, la recherche s’étale sur 10 à 15 ans alors que les bactéries développent rapidement des résistances
Économiques : Un antibiotique se prescrit généralement sur une courte durée, à bas prix, et les nouveaux produits sont réservés aux cas graves pour limiter les résistances. Les grands laboratoires se sont donc largement retirés du secteur
Contraintes de santé publique : la réglementation impose des essais cliniques lourds pour démontrer l’efficacité et la sécurité. La tendance est plutôt d’encourager un usage très prudent des nouveaux antibiotiques pour préserver leur efficacité
Les enjeux
L’antibiorésistance progresse donc du fait de nos comportements, tant médicaux qu’environnementaux. Les risques qu’elle représente nécessitent des efforts collectifs pour diminuer l’usage inutile des antibiotiques et limiter leur rejet dans la nature.
La lutte contre l’antibiorésistance mobilise aujourd’hui une approche globale appelée « Une seule santé » qui lie la santé humaine, animale et environnementale de manière coordonnée.
Une enquête DREES 2022 auprès des médecins généralistes révèle que près de 53% des généralistes déclarent être confrontés à l’antibiorésistance dans leurs pratiques récentes. La pression des patients pour obtenir des antibiotiques inutiles demeure très forte. Si les médecins se disent largement convaincus de leur rôle à jouer, une proportion non négligeable avoue céder et faire des prescriptions par obligation : peur médico-légale, refus de soins, demandes insistantes… ce qui souligne les difficultés concrètes de mise en place du bon usage au quotidien.
Des outils disponibles pour un usage raisonné des antibiotiques :
Les campagnes de sensibilisation du grand public, tout le monde se souvient du “Les antibiotiques c’est pas automatique” de 2002
Le développement de test de diagnostic rapide : angine, cystite désormais disponibles également en pharmacie
Les recommandations régulièrement actualisées par les sociétés savantes sur l’utilisation la posologie et la durée des traitement
Que faire pour chacun d’entre nous ?
Résister aux idées reçues
❌ “Je prends des antibiotiques pour la grippe.” → Faux ! La grippe et la majorité des rhumes et des bronchites sont dus à des virus. Or, les antibiotiques ne marchent que contre les bactéries.
❌ “Je peux arrêter mon antibiotique dès que je me sens mieux.” → Mauvaise idée ! Cela laisse des bactéries survivre et favorise leur résistance.
❌ “Un petit reste d’antibiotiques, je peux le réutiliser plus tard.” → Non : chaque infection est différente, et l’automédication est dangereuse.
Adopter quelques règles simples
💊 Prendre des antibiotiques uniquement s’ ils sont prescrits par un professionnel de santé.
⌛ Respecter la durée du traitement même si l’on va mieux.
🧼 Prévenir les infections par de simples gestes : lavage des mains, vaccination, hygiène alimentaire.
👩⚕️ Ne jamais partager ou réutiliser des antibiotiques sans avis médical. 🌳 Soutenir la lutte contre l’usage excessif des antibiotiques en agriculture et dans l’environnement. Ramener ses médicaments non utilisés chez son pharmacien.
Un enjeu collectif, une responsabilité partagée
L’antibiorésistance n’est pas qu’un mot compliqué de médecin : c’est un enjeu de santé majeur. Nos comportements d’aujourd’hui conditionnent l’efficacité des antibiotiques pour soigner les infections de demain.
Lunettes, bilan visuel des enfants, rétinopathie diabétique : pensez orthoptiste
Vous avez besoin de lunettes ?
Si vous portez déjà des lunettes
Un examen de la vue pour prescription éventuelle de lunettes est proposé Avec une possible modification de la correction L’adressage du médecin n’est pas obligatoire
Dans le délai de validité de votre précédente ordonnance de lunettes :
Jusqu’à l’âge de 5 ans – ordonnance précédente valable 1 an
Vous avez entre 5 et 42 ans – ordonnance précédente valable 5 ans
Après 42 ans – ordonnance précédente valable 3 ans
Si vous NE portez PAS de lunettes
Un examen de la vue pour prescription éventuelle de lunettes est proposé Accès direct – l’adressage du médecin n’est pas obligatoire
Pour les personnes ayant entre 6 et 49 ans, n’ayant pas de pathologie de l’œil.
Vous êtes diabétique ?
Dépistage de la rétinopathie diabétique
Un examen par rétinographie – sans dilatateur (fond d’œil non mydriatique) vous est proposé Recherche d’autres complications de l’œil liées au diabète
Pour toutes les personnes diabétiques Qui n’ont pas de pathologie de l’œil Recommandé 1 fois par an a minima En téléophtalmo avec Dr Couzinet, ophtalmologue
Pensez au bilan visuel pour vos enfants
Parlez à votre médecin du bilan chez l’orthoptiste
La vue est un sens essentiel pour le développement de l’enfant. Un bilan visuel permet de détecter d’éventuels troubles de la vision et de les corriger le plus tôt possible.
Les dépistages visuels sont recommandés pour tous les enfants à : 9 mois, 3 ans et 6 ans + possibilité de consultation ophtalmo en suivant
Un contrôle vers l’adolescence est fortement conseillé.
Votre enfant à des troubles de l’apprentissage ? De quand date son dernier bilan visuel ?
Ces examens sont réalisés lors d’une consultation avec un orthoptiste conventionné sans dépassement d’honoraire
Florent VIVINI, orthoptiste – 15 rue du préau, 31310 Rieux-Volvestre 07.65.28.09.58 – www.msprieux.fr – Prise de RDV sous 15 jours
La consultation orthoptiste est remboursée (sauf franchise mutuelle) Vous devrez avancer le tiers payant mutuelle
Saviez-vous que vous pouvez jouer un rôle actif dans la surveillance de votre vision ? L’auto-dépistage est un outil précieux pour détecter d’éventuels problèmes et agir rapidement.
Pourquoi est-ce si important de surveiller sa vision ?
Une détection précoce des problèmes de vision peut faire une grande différence dans la prise en charge et l’évolution de nombreuses maladies oculaires. Vos yeux sont précieux !
Comment s’auto-dépister de manière efficace ?
Prenez l’habitude de tester votre vision une fois par mois.
L’idée est de se donner des points de repère visuels simples et reproductibles pour suivre l’évolution de votre vision au fil du temps.
Pour toutes et tous : choisissez un panneau de signalisation ou panneau publicitaire avec du texte que vous pouvez observer régulièrement, à distance et à l’arrêt (à pied). Notez la distance à laquelle vous le voyez clairement. Si, dans les mêmes conditions, votre vision du texte devient floue, c’est un signe à prendre au sérieux, consultez.
Pour les patients diabétiques ou âgés de plus de 65 ans : la grille d’Amsler est un outil précieux pour dépister l’apparition d’une Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (DMLA) et l’évolution d’une rétinopathie diabétique.
Si vous constatez des lignes déformées ou des zones floues en regardant la grille, consultez rapidement.
Fausses croyances
Plus tôt on porte des lunettes, plus on en aura besoin : FAUX
Porter des lunettes adaptées à votre vue ne rend pas vos yeux plus « paresseux » ou dépendants. Au contraire, cela permet de corriger un défaut visuel et de soulager vos yeux.
Je dois d’abord m’assurer que j’ai un vrai problème avant de venir en consultation : FAUX
Même en l’absence de symptômes, un contrôle régulier chez l’orthoptiste est important, surtout pour les enfants et les personnes à risque (diabète, antécédents familiaux, etc.). L’orthoptiste peut dépister des problèmes de vision qui ne se manifestent pas forcément au quotidien.
J’y vois moins bien car je suis fatigué : FAUX
Si votre vision est floue ou trouble de manière persistante, ce n’est pas de la fatigue. La fatigue visuelle peut entraîner des picotements, des maux de tête ou une gêne, mais pas une baisse de vision. Consultez un professionnel si le problème persiste.
Le plus important : en cas de doute, consultez !
L’auto-dépistage ne remplace pas un examen orthoptique et/ou ophtalmologique régulier. Si vous avez le moindre doute sur votre vision, n’attendez pas ! Prenez rendez-vous sans tarder.
Certificat médical : quand est-il vraiment nécessaire ?
« Quand votre médecin est occupé par des certificats absurdes, il ne soigne pas.«
Dans le contexte actuel de pénurie de temps médical et de difficultés d’accès aux soins, avant de programmer une consultation, nous vous invitons à vérifierque le certificat médical :
que vous nous demandez
qu’il vous est demandé de fournir
est vraiment nécessaire ?
Les situations requérant un certificat médical sont définies par la loi et peuvent varier selon l’activité pratiquée ou le contexte. Les textes ont évolué ces dernières années.
La rédaction d’un certificat médical est un acte médical qui engage la responsabilité du professionnel, il nécessite donc d’être réalisé lors d’une consultation.
Pourquoi est-il important de limiter les certificats médicaux ?
Allègement de la charge de travail des médecins : cela nous permet de nous concentrer sur les soins et les actes médicaux prioritaires.
Réduction des délais d’attente pour les consultations : les patients ayant des besoins de santé urgents peuvent être pris en charge plus rapidement.
Des outils en lignes pour répondre
Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour inscrire son enfant ou soi-même dans un club ou une association pour faire du sport.
Simulateur pour savoir s’il faut un certificat médical pour son enfant qui fréquente un établissement scolaire ou une crèche : inscription, absence, délivrance médicaments.
Outil qui permet l’autonomisation des sportifs via un parcours de sensibilisation aux risques et recommandations liés à la pratique de la course à pied. Au terme du parcours (série de vidéos), la délivrance d’une attestation permet la participation à des courses pendant 3 mois. Depuis le 1er septembre 2024 ce document est obligatoire et se substitue au certificat médical.